Prélude

Prélude
Petite rubrique qui va changer un peu plus souvent. Après plusieurs mois, le Tauren de Warcraft 3 laisse enfin sa place à Tête de Pyramide. Qu'est-ce que Tête de Pyramide ? Un des personnages les plus flous de jeux vidéos, rencontrés notamment dans Silent Hill 2 et évoqué dans Silent Hill 4 et le Film (à vérifier...). Ce personnage personnifie les culpabilisations du héros, James Sunderland.
Bref, je note aussi qu'il y aura plus souvent d'articles, car je suis motivé ! =p Les deux derniers seront sur Silent Hill 2 et Rosenrot (Rammstein).

Page 1
¤ Final Fantasy 7 ¤
¤ Dream Theater - Images and Words ¤
¤ Muse - Absolution ¤
¤ Kaori Yuki - Angel Sanctuary ¤

Page 2
¤ Chrono Trigger ¤
¤ Final Fantasy 6 ¤
¤ Nightwish - Angels Fall First ¤
¤ Clamp - X ¤
¤ Masashi Kishimoto - Naruto ¤

Page 3
¤ X Japan - Blue Blood ¤
¤ Isao Takahata - Le Tombeau des Lucioles ¤
¤ Golden Sun ¤
¤ Golden Sun 2 The Lost Age ¤
¤ Yoshihiro Togashi - Hunter x Hunter ¤

Page 4
¤ Rammstein - Mutter ¤
¤ Metal Gear Solid ¤
¤ The Legend of Zelda : Ocarina of Time ¤
¤ Katsuhiro Otomo - Akira ¤
¤ Eternal Darkness Sanity's Requiem ¤

Page 5
¤ Xenogears ¤
¤ Final Fantasy ¤
¤ Devil May Cry ¤
¤ Sonic Adventure 2 ¤
¤ Orifiel : D'où provient ce nom ? ¤

Page 6
¤ Hayao Miyazaki - Le Château dans le Ciel ¤
¤ Guilty Gear X ¤
¤ Warcraft 3 : Reign of Chaos ¤
¤ Super Smash Bross Mêlée ¤
¤ Iced Earth - The Dark Saga ¤

Page 7
¤ **Légende des Forumeurs** ¤
¤ Pink Floyd - Wish You Were Here ¤
¤ Project Zero ¤
¤ Project Zero II : Crimson Butterfly ¤
¤ **Mother Earth** ¤

Page 8
¤ Silent Hill 2 ¤
¤ Rammstein - Rosenrot ¤
¤ Gojira - From Mars to Sirius ¤
¤ Kunamaka - Kunamaka ¤
¤ Cradle of Filth - Nymphetamine ¤

Page 9
¤ Converge - Jane Doe ¤
¤ Paradise Lost - Draconian Times ¤
¤ Forgotten Tomb - Songs to Leave ¤
¤ Black Eternity - Black Eternity/...and the petals fell... ¤NEW !!
¤ 7th Nemesis - Violentia Imperatrix Mundi ¤ NEW !!

# Posté le lundi 11 juillet 2005 18:03

Modifié le vendredi 01 juin 2007 05:29

Final Fantasy 7

Final Fantasy 7
Titre : Final Fantasy 7
Plate-forme : Playstation
Développeur : Squaresoft
Année de sortie : 1997 (Europe)
Genre : Rpg


Final Fantasy 7...
Résonnant pour certains comme un chef d'oeuvre incontesté du jeu vidéo, Final Fantasy 7 en aura marqué plus d'un (tout du moins d'européens). Utilisant les recettes qui ont fait le succès de la saga (à savoir les schémas de grande entreprise qui veut détruire le monde, contrée par un groupe écologiste rebelle alros qu'un grand méchant se profile au milieu de cette guerre), ce jeu met en scène une figure emblématique du jeu vidéo, reconnu comme l'un des méchants les plus charismatiques du jeu vidéo : Séphiroth.

Présentation de l'histoire

Tout commence avec la Shinra. Multinationale sans scrupules, elle tire profit de l'énergie vitale de la Planète (planète où se déroule l'action de FF7), et la tue un peu plus chaque jour. Cette énergie vitale est condensée en un produit toxique : l'énergie MAKO.
AVALANCHE, groupe écologiste et terroriste, composé de Barret Wallace, Tifa Lockheart, Jesse, Biggs, Wedge et le célèbre ex-membre du SOLDAT (armée privée de la Shinra), Clad Strife, souhaite rallonger la durée de vie de la Planète en faisant exploser les réacteurs de Midgar, ville où siège la-dite multinationale.
Clad rencontrera une mystérieuse jeune marchande de fleurs : Aeris Gainsborough, participant à la "Sainte Trinité Emblématique" de Final Fantasy 7 (Séphiroth / Clad / Aeris), et verra ressurgir des fantômes du passé, sensés être enterrés depuis cinq ans après le drame de la destruction de Nibelheim, son village natal.
Action et tragique se cotoient dans un scénario époustouflant.


Personnages inégaux

Le scénario de Final Fantasy 7 fait partie de ses points forts, c'est évident. On ne s'ennuie pas une seul instant pour si peu que l'on s'attache aux neuf personnages qui composent l'équipe : Clad Strife, Aeris Gainsborough, Tifa Lockheart, Barret Wallace, RougeXIII, Youfie Kisaragi, Cid Highwind, Cait Sith et Vincent Valentine, ainsi que le très charismatique Séphiroth.
Ces neuf personnages ne sont toutefois pas des meilleurs et ne constituent pas pour ma part un point fort du jeu. Squaresoft se suffit à reprendre des caractères plus ou moins clichés et à les développer (pas toujours de manière intéressante).
Ainsi, on regrette un Barret un peu fade, parfois même ridicule, un Vincent véritablement trop effacé et sans réelle personnalité, une Youfie parfois réellement trop agaçante, et un Rouge13 qui semble tout savoir sur tout.
Clad, dans sa "schizophrénie", est intéressant, voire même très, mais je n'ai pas su accrocher à sa personnalité trop versatile, Tifa est le guide spirituel de Clad et est écrasé par le personnage d'Aéris, qui nous remémore Antigone. Cait Sith est à mon goût un personnage intéressant de par sa dualité incessante, qui est visible ET dans sa personnalité ET dans son apparence.
La touche de Tetsuya Nomura rend un côté assez sérieux aux personnages et un peu moins brouilon que Yoshitaka Amano, son prédécesseur (même si je préfère Amano).

Bravo au musicien!

Les musiques sont splendides et contribuent largement à instaurer cette ambiance parfois dépaysante et glauque, parfois émouvante. C'est donc un Nobuo Uematsu qui va nous servir des merveilles telles que le divin Aeris Theme et le diabolique One Winged Angel, l'entraînant J-E-N-O-V-A et l'émouvant Sending a Dream Into the Universe.
Quelques musiques ne restent pas dans la tête, mais vu toutes les musiques qui y resteront gravées à jamais, c'est bien normal. Chaque musique convient à son lieu, à son contexte en fait, et c'est tout ce que l'on demande.

Révolution graphique dans le passé, nostalgie aujourd'hui!

Les graphismes ne comptent pas forcément comme un défaut. Certes, la 3D en Super-Deformed ultra-pixelisée est moche, certes les animations des décors sont pauvres et mises au ralenti, certes on se paume parfois dans le décor, car la 3D de notre personnage et la 2D du décor se confondent. Certes.
Pourtant, c'est tout ce qui fait son charme. Si les graphismes ont été une révolution pour l'époque, ce sont aussi eux qui servent la nostalgie de ce chef-d'oeuvre maintenant.

Simple et technique : les matérias

Le système de matérias... Voilà LE système qui permet à ce Final Fantasy de ne pas être ennuyant. Les matérias sont des petites sphères contenant une partie de l'esprit de la Planète; en fait, les matérias sont l'effet de la cristallation de l'énergie MAKO.
Il y en a des tas différentes et chacune a son propre effet. Elles sont réparties en cinq classes :
Invocation : Les invocations, au nombre de seize, dont les célèbres Ifrit, Shiva, Ramuh et Bahamut, ainsi que les puissantes Bahamut Zero et Chevaliers de la Table Ronde.
Magie : Au nombre de vingt-et-une, leurs pouvoirs sont très variés : Feu propose des attaques incendiaires tandis que Ranimer permettra de ressusciter les alliés morts au combat.
Commande : Elles sont treize, et permettent d'utiliser des commandes plus variées, comme par exemple Attaue Double, qui permettra d'attaque deux fois au lieu d'une (et qui en atteignant le niveau supérieur devient Quadruple Attaque). Voler peut aussi permettre de dérober des objets aux ennemis.
Indépendantes : Dix-sept en tout, elles améliorent la constitution d'un personnage, grâce à des matérias comme Super HP, Super MP, Super Chance... Mais peuvent aussi permettre de contre-attaque (Contre-Attaque) ou de protéger des alliés (Couverture).
Soutien : Ces douze matérias s'accouplent avec d'autres matérias grâce aux orifices liés des armes les supportant. Ainsi, Attaque Finale, combinée à l'invocation Phénix, permet de ressusciter les personnages morts en tant que dernière attaque. Mettre Opposition avec Feu fera contre-attaque le personnage concerné avec Feu.
Les matérias permettent une possibilité d'ennui équivalente à zéro, mais il y a un seul bémol...

Mais combats...

Les combats. On parle bien de technique et de dynamisme dans un élan de simplicité : oui, c'est le principe des matérias.
Malheureusement, les combats ne sont pas mémorables.
Final Fantasy a toujours souffert d'une interface de combat certes soignée, mais peu jouissive. L'ATB se remplit, plus ou moins vite selon le personnage et lorsque c'est fait, le personnage peut choisir une action. Ca permet de mettre de l'intensité dans les combats, mais au final, tous les combats se ressemblent. Les matérias sont intéressantes, mais au coeur du système de combat de FF7 ne présentent aucun intérêt, puisqu'elles ne sont pas obligatoires.
En effet, il est possible de faire FF7 sans matérias (c'est le principe du No-Materia Challenge). Et si c'est possible, ça signifie bien par ailleurs que les matérias, on peut s'en passer.
En fait, le système de combat manque de possibilité et n'est pas assez varié.
Pour moi c'est ça le plus gros points faible de ce jeu : les combats.

Traduction foireuse...

La traduction française est tout simplement minable. Les phrases ne veulent parfois rien dire, et certaines sont même restées en anglais.
Heureusement que seul ce FF est concerné.
Encore un point faible, mais il n'est valable qu'en France.

Ca dure longtemps... Toute une éternité.

Je terminerai là-dessus : la durée de vie est largement convaincante. Une quarantaine d'heures pour le scénario et quarante heure de plus pour les quêtes principales, qui sont loin d'être emmerdantes.
Le truc qui est bien, c'est que comme ce jeu est excellent, on ne voit pas les heures défiler, et du coup, on atteint facilement les cent heures.
Ensuite, c'est relatif, on ne va pas passer deux cents heures sur un jeu que l'on n'aime pas. Toutefois, le finir à un stade proche du 100% requiert énormément d'heures de jeu.


Un RPG vieux... Mais encore d'actualité.

Oui, FF7 est un RPG de légende. Imparfait, mais excellent, je l'affirme.
Il est toutefois à préciser que Square-Enix travaille sur une compile de FF7.
Ainsi, FF7 : Advent Children, FF7 : Dirge of Cerberus, FF7 : Core Crisis sont en développement et proposent des alternatives de suite de ce RPG.
Affaire à suivre.

# Posté le lundi 11 juillet 2005 19:15

Modifié le vendredi 01 juin 2007 00:48

Dream Theater - Images and Words

Dream Theater - Images and Words
Année de sortie : 1992
Genre : Metal Progressif



Musiques :
¤ Pull Me Under
¤ Another Day
¤ Take the Time
¤ Surrounded
¤ Metropolis Part I - The Miracle and the Sleeper
¤ Under A Glass Moon
¤ Wait For Sleep
¤ Learning To Live


Dream Theater existe déjà depuis quelques temps. Sa formation remontant au milieu des années 1980, je ne me souviens pas en avoir entendu parler énormément autour de moi. Ce qui est dommage, c'est que j'aurais aimé connaître ce groupe plus tôt.
Pourquoi ? Parce qu'il est excellent.

Parlons donc de cet album, Images and Words, parfois considéré comme l'un des meilleurs albums du genre. Après écoute, on comprend pourquoi.
Ici, ce n'est pas une voix exceptionnelle qui fait aimer le groupe (bien qu'elle soit loin d'être moche), mais une qualité instrumentale sûre et certaine.
Donc voilà, Images and Words démarre fort avec Pull Me Under, un morceau avec des rythmes variés mais qui marquent. Les riffs sont mémorables, et on ne s'ennuie pas un seul instant : ce morceau entraîne dans l'album qui est loin d'être fini, car Dream Theater ne s'essouffle pas après cette musique endiablée. Another Day qui est loin d'être ma préférée de l'album, calme un peu le rythme de Pull Me Under, mais non de manière désagréable. Ca s'enchaîne avec Take The Time, qui est une fois de plus agréable à écouter, mais ne fait pas partie de mes préférées. Surrounded est plus dynamique et relance l'album comme l'a fait Pull Me Under en ouverture, et laisse la succession à Metropolis Part I - The Miracle and The Sleeper, et là attention, chez d'oeuvre en vue. Ca commence assez calmement, mais très vite guitare et basse s'accordent à donner un rythme rapide et fort. Tout au long de cette oeuvre d'art, comme dans Pull Me Under, impossible de s'ennuyer, tant les instruments et la voix nous entraînent dans un monde à part où seule la musique de Dream Theater opère. Tout de suite après Metropolis, c'est Under a Glass Moon qui prend le flambeau, et cette fois-ci, c'est une fois de plus un morceau mémorable, qui prend bien la relève avec un rythme une fois de plus endiablé, qui laisse ensuite place à Wait for Sleep, beaucoup plus calme, avec une mélodie au piano agréable à écouter qui reste longtemps dans la tête. Elle prépare à Learning to Live, ou plutôt elle prépare un calm avant la tempête. En effet, cette musique, Learning to Live est une fois de plus un chef d'oeuvre et clot admirablement bien l'album, tant sa musique et variée et penche parfois par un rythme mélodieux et calme, et parfois vers un rythme beaucoup plus endiablé.
Tout l'album nous fait planer, Dream Theater peut être reconnu comme groupe de virtuose.
Cet album est tout simplement excellent et on ne peut pas s'ennuyer de l'écouter, tant les rythmes sont variés et uniques à la fois.



Morceaux conseillés :
Pull Me Under
Metropolis Part I - The Miracle and the Sleeper
Learning to Live

# Posté le mardi 12 juillet 2005 04:27

Modifié le vendredi 01 juin 2007 00:47

Muse - Absolution

Muse - Absolution
Année de sortie : 2003
Genre : Rock Alternatif



Musiques :
¤ Introduction
¤ Apocalypse Please
¤ Time is Running Out
¤ Sing For Absolution
¤ Stockholm Syndrom
¤ Falling Away With You
¤ Interlude
¤ Hysteria
¤ Blackout
¤ Butterflies and Hurricanes
¤ The Small Print
¤ Endlessly
¤ Thougts of a Dying Atheist
¤ Ruled By Secrecy


Muse sonne à nos oreilles comme quelque chose d'assez petit : quattre lettres pour le groupe et trois membres qui le composent. Ca peut paraître peu, si l'on a jamais écouté Muse.
Et le pire lorsqu'on a écouté Muse, c'est de le savoir. Comment font-ils pour provoquer autant de bruit, autant de mélodies, autant de sentiments ? Car ce sont des maîtres !

Absolution est loin d'être leur plus mauvais album. Alternant les musiques lentes et plus rapides, ce sont des mélodies variées qui vont s'enchaîner jusqu'à la fin de l'album.
Seules les musiques de fin de l'album (à savoir Endlessly, Thougts of a Dying Atheist et Ruled By Secrecy ) ne m'ont pas réellement touché, je n'y reviendrai donc pas. Je ne m'arrêterai pas non plus sur l'Introduction et l'Interlude, car il n'y a pas grand chose à dire.
Donc le premier morceau est Apocalypse Please. Un clavier bruyant et présent du début à la fin, sonnant la même mélodie, pesante et lourde, sur une voix si spécifique à ce chanteur, qui a une manière de partir dans les aigus complètement émouvante. Cette musique donne une dimension bien apocalyptique, comme le titre veut bien nous le faire croire. Ca s'enchaîne tout de suite avec le très bizarre Time is Running Out, un morceau... Bizarre ! Pas mauvais, loin de là, mais on ne sait pas trop quoi en penser : il se démarque du reste de l'album grâce à sa tonalité qui varie énormément tout au long de la musique (remarquez ce n'est pas Muse qui invente ce genre de procédé). Vient ensuite Sing For Absolution, apaisante, entraînante, avec toujours cette voix si expressive. Une des meilleurs de l'album tout simplement, elle reste vraiment dans la tête après avoir été écoutée. Toutefois, le calme qu'elle a instaurée est vite rompu par le morceau suivant : Stockholm Syndrom. Voilà un morceau qui bouge vraiment, et qui lui aussi est grandiose. Je reprends mes sempiterneles arguments : la voix du chanteur est exceptionnelle, et la partie instrumentale est géniale, bouge beaucoup. Mais tout de suite après ce morceau, c'est une musique toute douce qui prend le relais : Falling Away With You. Ce morceau est reposant, apaisant (voire même plus que Sing For Absolution), mais sa lenteur casse l'élan donnée par les premières musiques. Et c'est comme si ça achevait la fin d'une première partie de l'album. Ca se termine calmement, et on fait suivre ce morceau de l'Interlude, et Muse enchaîne avec Hysteria, une fois de plus génial et très rythmé. Peut-être même le meilleur morceau de l'album selon moi tellement il est marquant. Il laisse ensuite la place à Blackout, qui est dans le même registre que Falling Away With You : calme, apaisant, agréable. Il sert aussi de transition entre Hysteria et Butterflies and Hurricanes, qui est donc une musique excellente ! Elle début lentement, puis progressivement le ton monte, et au bout d'une minute vingt, le rythme est endiablé, jusqu'à devenir intenable, jusqu'à trois minutes environ où tout retombe et où un solo au clavier génial entrecoupe la musique, qui repart alors progressivement et s'arrête définitivement. Peut-être LE chef d'oeuvre de l'album. S'enchaîne alors The Small Print, qui commence vite, et garde ce rythme toute la musique. Une musique bien entraînante. Les trois dernières musiques sont loin d'être mauvaises, mais toutes sont dans le même registre : Endlessly est vite énervante, tandis que Thougts of a Dying Atheist est beaucoup plus agréable. Ruled By Secrecy clot avec brio l'album, tant elle est émouvente.
Une véritable histoire, Absolution est un chef d'oeuvre.
Vive Muse!


Morceaux conseillés :
Sing For Absolution
Hysteria
Butterflies and Hurricanes

# Posté le mardi 12 juillet 2005 04:32

Modifié le vendredi 01 juin 2007 00:46

Kaori Yuki - Angel Sanctuary

Kaori Yuki - Angel Sanctuary
Genre : Shôjo (épique)
Année de sortie : 1995
Volumes : 20 (achevé)


Kaori Yuki, mondialement reconnue comme maîtresse incontestée du manga gothique, s'est sans doute fait connaître grâce au mythique Angel Sanctuary. Manga à la base destiné pour filles (shôjo), il est tout aussi intéressant pour nous, les hommes.
Les valeurs judéo-chrétiennes inspirent l'oeuvre, mais Kaori Yuki casse le manichéisme de manière affolante : nous sommes sans repères, déboussolés.

Présentation

Sétsuna Mudo est un jeune adolescent de seize ans susceptible de renfermer l'âme d'Alexiel, ange organique et déchu, fille d'Adam Kadamon l'Hermite Sacré et soeur de Rochel, l'ange inorganique. L'âme d'Alexiel, comme châtiment pour s'être rebellé contre le Saint Créateur, dut se réincarner un nombre infini de fois dans des corps humains.
Sétsuna est pourtant un adolescent comme un autre, à une exception près : il est amoureux de sa propre soeur, Sarah Mudo.
Deux démons du monde inférieur (l'Anagura), viennent en Asshiah (le monde matériel, la Terre si vous préférez) : Kourai et Arachnée. Elles essayent de réveiller Alexiel, mais celle-ci étant renfermée à l'intérieur de Sétsuna, le réveil est impossible à amorcer.
En même temps, Katan, ange appartenant aux Chérubins (deuxième rang le plus élevé dans la hiérarchie des Anges) tente de libérer Rochel de sa prison terrestre (Rochel a été enfermé par Alexiel lors d'une lutte sans merci). Pour permettre de libérer Rochel, il doit sacrifier des humains par le biais d'un jeu nommé "Angel Sanctuary". Ruri, amie de Sarah, va subir ce châtiment.
Kira Sakuya, meilleur ami de Sétsuna, est lui aussi impliqué dans des affaires louches ; en effet son corps a une capacité de régénération surdéveloppée, à ce niveau-là, c'est même une capacité d'auto-résurrection. Il a en fait été aspergé par le sang de Rochel qui lui a donné l'immortalité; mais où a-t-il pu se faire asperger par le sang de Rochel?
En dernier lieu, Zahikel, ange aveugle dominant les Trônes (quatrième rang le plus élevé dans la hiérarchie des Anges) et son apprenti Raziel, arrivent sur terre dans le but de trouver l'Ange Salvateur (Sétsuna Mudo en fin de compte).

Mais... Pour libérer l'âme d'Alexiel, il faudra tuer Sétsuna Mudo et provoquer ainsi la destructino de Tokyo...


Une foison de personnages...

Comme on peut le constater rien qu'avec ce début, les personnages sont vraiment en surnombre. Pour s'y retrouver, il est impossible de parfois reconnaître certains personanges à cause d'un design trop proche au début (mais heureusement, le style graphique évolue et chaque personnage gagne son apparence unique).
Mais le début, disons les quatre premiers sont vraiment chaotiques, et il faut vraiment aimer le début pour avoir envie de lire la suite (ou du moins avoir des amis l'ayant lu en entier et qui vons inciteront à vous forcer =p ). Mais ce point faible je dirais de personnages en surnombre, amène un point fort évident.

Une foison de personnages... charismatiques!

Bien sûr, les personnages sont en surnombre. Mais au fuer et à mesure qu'on approche de la fin, on se rend compte que la mutltitude de personnages atteint largement leur qualité.
Je veux dire : "Il vaut mieux une qualité certaine qu'une quantité exhaustive." Dans Angel Sanctuary, la qualité est certaine et la quantité exhaustive.
Aucun personnage ne nage dans du blanc ou du noir total : tout le monde a un problème, personne n'est pur, même les anges les plus remarquables.
Les relations entre les personnages font d'Angel Sanctuary une oeuvre mythique, c'est là-dessus que repose toute l'histoire : les personnages.
Bon, évidemment, le scénario aide à les mettre en valeur, mais ils sont les piliers du scénario.

Un graphisme qui évolue.

Les premiers tomes, à mon goût loin d'être des oeuvres d'art car trop brouillons et chaotiques, ne sont en fait pas significatifs de l'art de Kaori Yuki, et il n'y a qu'à voir les premiers dessins et les comparer avec les derniers : c'est incomparable.
Les dessins se rapprochent de plus en plus de la réalité et deviennent de moins en moins brouillon. Quelque chose de propre et d'organisé.

Et l'animé?

L'animé ne tient qu'en trois OAV, qui pourraient représenter les quatre premiers tomes. Et là, on regrette : il aurait été préférable que ça continue, au moins pour voir les personanges charismatiques à souhait comme Sévoth-Tart, Chapelier Fou, Lucifer, Sandalphon, mais non, ça s'arrête à l'équivalent du début du quatrième tome.
Les musiques sont en réalité le véritable point fort de cet animé (You Messaiah est superbe), car ni la réalisation (qui n'a rien d'exceptionnelle), ni le déroulement (qui manque de profondeur et qui est encore plus chaotique que le manga) ne rattrapent l'animé.
Une chose à dire : passez votre chemin, sauf si vous êtes fan (ou même curieux).

En conclusion...

Angel Sanctuary est un manga mythique, troisième fois que je le dis, mais ce n'est pas pour rien : l'histoire nous reste dans la tête un bon moment, les personnages nous touchent forcément (au moins un dans toute la flopée existante), et les graphismes nous aident à mieux apprécier le tout.
Irréprochable dans le fond et dans la forme (sauf au début donc, ou c'est parfois un peu trop chaotique), Angel Sanctuary est à lire obligatoirement !

# Posté le mardi 12 juillet 2005 04:36

Modifié le vendredi 01 juin 2007 00:46