Titre : Final Fantasy 7
Plate-forme : Playstation
Développeur : Squaresoft
Année de sortie : 1997 (Europe)
Genre : Rpg
Final Fantasy 7...
Résonnant pour certains comme un chef d'oeuvre incontesté du jeu vidéo, Final Fantasy 7 en aura marqué plus d'un (tout du moins d'européens). Utilisant les recettes qui ont fait le succès de la saga (à savoir les schémas de grande entreprise qui veut détruire le monde, contrée par un groupe écologiste rebelle alros qu'un grand méchant se profile au milieu de cette guerre), ce jeu met en scène une figure emblématique du jeu vidéo, reconnu comme l'un des méchants les plus charismatiques du jeu vidéo : Séphiroth.
Présentation de l'histoire
Tout commence avec la Shinra. Multinationale sans scrupules, elle tire profit de l'énergie vitale de la Planète (planète où se déroule l'action de FF7), et la tue un peu plus chaque jour. Cette énergie vitale est condensée en un produit toxique : l'énergie MAKO.
AVALANCHE, groupe écologiste et terroriste, composé de Barret Wallace, Tifa Lockheart, Jesse, Biggs, Wedge et le célèbre ex-membre du SOLDAT (armée privée de la Shinra), Clad Strife, souhaite rallonger la durée de vie de la Planète en faisant exploser les réacteurs de Midgar, ville où siège la-dite multinationale.
Clad rencontrera une mystérieuse jeune marchande de fleurs : Aeris Gainsborough, participant à la "Sainte Trinité Emblématique" de Final Fantasy 7 (Séphiroth / Clad / Aeris), et verra ressurgir des fantômes du passé, sensés être enterrés depuis cinq ans après le drame de la destruction de Nibelheim, son village natal.
Action et tragique se cotoient dans un scénario époustouflant.
Personnages inégaux
Le scénario de Final Fantasy 7 fait partie de ses points forts, c'est évident. On ne s'ennuie pas une seul instant pour si peu que l'on s'attache aux neuf personnages qui composent l'équipe : Clad Strife, Aeris Gainsborough, Tifa Lockheart, Barret Wallace, RougeXIII, Youfie Kisaragi, Cid Highwind, Cait Sith et Vincent Valentine, ainsi que le très charismatique Séphiroth.
Ces neuf personnages ne sont toutefois pas des meilleurs et ne constituent pas pour ma part un point fort du jeu. Squaresoft se suffit à reprendre des caractères plus ou moins clichés et à les développer (pas toujours de manière intéressante).
Ainsi, on regrette un Barret un peu fade, parfois même ridicule, un Vincent véritablement trop effacé et sans réelle personnalité, une Youfie parfois réellement trop agaçante, et un Rouge13 qui semble tout savoir sur tout.
Clad, dans sa "schizophrénie", est intéressant, voire même très, mais je n'ai pas su accrocher à sa personnalité trop versatile, Tifa est le guide spirituel de Clad et est écrasé par le personnage d'Aéris, qui nous remémore Antigone. Cait Sith est à mon goût un personnage intéressant de par sa dualité incessante, qui est visible ET dans sa personnalité ET dans son apparence.
La touche de Tetsuya Nomura rend un côté assez sérieux aux personnages et un peu moins brouilon que Yoshitaka Amano, son prédécesseur (même si je préfère Amano).
Bravo au musicien!
Les musiques sont splendides et contribuent largement à instaurer cette ambiance parfois dépaysante et glauque, parfois émouvante. C'est donc un Nobuo Uematsu qui va nous servir des merveilles telles que le divin Aeris Theme et le diabolique One Winged Angel, l'entraînant J-E-N-O-V-A et l'émouvant Sending a Dream Into the Universe.
Quelques musiques ne restent pas dans la tête, mais vu toutes les musiques qui y resteront gravées à jamais, c'est bien normal. Chaque musique convient à son lieu, à son contexte en fait, et c'est tout ce que l'on demande.
Révolution graphique dans le passé, nostalgie aujourd'hui!
Les graphismes ne comptent pas forcément comme un défaut. Certes, la 3D en Super-Deformed ultra-pixelisée est moche, certes les animations des décors sont pauvres et mises au ralenti, certes on se paume parfois dans le décor, car la 3D de notre personnage et la 2D du décor se confondent. Certes.
Pourtant, c'est tout ce qui fait son charme. Si les graphismes ont été une révolution pour l'époque, ce sont aussi eux qui servent la nostalgie de ce chef-d'oeuvre maintenant.
Simple et technique : les matérias
Le système de matérias... Voilà LE système qui permet à ce Final Fantasy de ne pas être ennuyant. Les matérias sont des petites sphères contenant une partie de l'esprit de la Planète; en fait, les matérias sont l'effet de la cristallation de l'énergie MAKO.
Il y en a des tas différentes et chacune a son propre effet. Elles sont réparties en cinq classes :
Invocation : Les invocations, au nombre de seize, dont les célèbres Ifrit, Shiva, Ramuh et Bahamut, ainsi que les puissantes Bahamut Zero et Chevaliers de la Table Ronde.
Magie : Au nombre de vingt-et-une, leurs pouvoirs sont très variés : Feu propose des attaques incendiaires tandis que Ranimer permettra de ressusciter les alliés morts au combat.
Commande : Elles sont treize, et permettent d'utiliser des commandes plus variées, comme par exemple Attaue Double, qui permettra d'attaque deux fois au lieu d'une (et qui en atteignant le niveau supérieur devient Quadruple Attaque). Voler peut aussi permettre de dérober des objets aux ennemis.
Indépendantes : Dix-sept en tout, elles améliorent la constitution d'un personnage, grâce à des matérias comme Super HP, Super MP, Super Chance... Mais peuvent aussi permettre de contre-attaque (Contre-Attaque) ou de protéger des alliés (Couverture).
Soutien : Ces douze matérias s'accouplent avec d'autres matérias grâce aux orifices liés des armes les supportant. Ainsi, Attaque Finale, combinée à l'invocation Phénix, permet de ressusciter les personnages morts en tant que dernière attaque. Mettre Opposition avec Feu fera contre-attaque le personnage concerné avec Feu.
Les matérias permettent une possibilité d'ennui équivalente à zéro, mais il y a un seul bémol...
Mais combats...
Les combats. On parle bien de technique et de dynamisme dans un élan de simplicité : oui, c'est le principe des matérias.
Malheureusement, les combats ne sont pas mémorables.
Final Fantasy a toujours souffert d'une interface de combat certes soignée, mais peu jouissive. L'ATB se remplit, plus ou moins vite selon le personnage et lorsque c'est fait, le personnage peut choisir une action. Ca permet de mettre de l'intensité dans les combats, mais au final, tous les combats se ressemblent. Les matérias sont intéressantes, mais au coeur du système de combat de FF7 ne présentent aucun intérêt, puisqu'elles ne sont pas obligatoires.
En effet, il est possible de faire FF7 sans matérias (c'est le principe du No-Materia Challenge). Et si c'est possible, ça signifie bien par ailleurs que les matérias, on peut s'en passer.
En fait, le système de combat manque de possibilité et n'est pas assez varié.
Pour moi c'est ça le plus gros points faible de ce jeu : les combats.
Traduction foireuse...
La traduction française est tout simplement minable. Les phrases ne veulent parfois rien dire, et certaines sont même restées en anglais.
Heureusement que seul ce FF est concerné.
Encore un point faible, mais il n'est valable qu'en France.
Ca dure longtemps... Toute une éternité.
Je terminerai là-dessus : la durée de vie est largement convaincante. Une quarantaine d'heures pour le scénario et quarante heure de plus pour les quêtes principales, qui sont loin d'être emmerdantes.
Le truc qui est bien, c'est que comme ce jeu est excellent, on ne voit pas les heures défiler, et du coup, on atteint facilement les cent heures.
Ensuite, c'est relatif, on ne va pas passer deux cents heures sur un jeu que l'on n'aime pas. Toutefois, le finir à un stade proche du 100% requiert énormément d'heures de jeu.
Un RPG vieux... Mais encore d'actualité.
Oui, FF7 est un RPG de légende. Imparfait, mais excellent, je l'affirme.
Il est toutefois à préciser que Square-Enix travaille sur une compile de FF7.
Ainsi, FF7 : Advent Children, FF7 : Dirge of Cerberus, FF7 : Core Crisis sont en développement et proposent des alternatives de suite de ce RPG.
Affaire à suivre.